Conférence
de presse le jeudi 8 mars à 10h30
dans les locaux de la Ligue des droits
de l'Homme - Chaussée d'Alsemberg,
303 - 1190 Bruxelles.
Pour rappel :
http://liege.indymedia.org/archives/display_by_id.php?feature_id=218
http://liege.indymedia.org/archives/display_by_id.php?feature_id=217
Le 31 octobre, face à la
militarisation du département
de Oaxaca au Mexique et aux agissement
des escadrons de la mort qui ont assassinés
impunément de nombreux civils,
dont un journaliste international,
une organisation des droits de l'homme
du Mexique a lancé par internet
un appel international à se
manifester auprès des Ambassades
du Mexique dans le monde. A Bruxelles,
une trentaine de personnes se sont
rassemblées face à l'
Ambassade du Mexique
pour exprimer leur opposition à ces
massacres et à la militarisation
des luttes sociales.
Quatre mois après
ce rassemblement, 13 des personnes
présentes
ce jour ont reçu un courrier
de la part de la ville de Bruxelles
leur annonçant qu'ils étaient
passibles d'une amende de 250 euros
sous prétexte de ce que que
la manifestation n'aurait pas
été autorisée.
Parmi elles, des personnes de nationalité belge
et étrangères,
des syndicalistes, des juristes et
un membre de la CRER (comité de
soutien de l'UDEP à Bruxelles)
.
Les personnes et
organisations qui convoquent la conférence
de presse s'insurgent contre cette
grave limitation du droit d'expression
et du droit constitutionnel à manifester,
en particulier s'agissant de défendre
les droits de l'Homme qui est un droit
des citoyens et un devoir des autorités
qui transcende les frontières.
Elles s'interrogent sur la désignation
arbitraire par les autorités
communales de coupables et responsables
de cette manifestation dont le PV lui-même
indique qu'elle est spontanée.
Elles s'interrogent aussi sur le caractère
intimidatoire de la décision
des autorités bruxelloises,
face à un rassemblement qui
s'est déroulé pacifiquement
et sans altérer le moins du
monde l'ordre public, les manifestants
ayant été invités
par l'Ambassadrice du Mexique à rentrer
dans l'Ambassade pour dialoguer et
faire part de leurs inquiétudes
et de leurs revendications.
Le présence de
trois corps de police et leur attitude
pose aussi question. Voyant que la
manfestation n'altérait en rien
l'ordre public, elles se sont montrées
amicales et coopératives et
n'ont rien demandé aux manifestants,
sauf de se disperser après le
dialogue avec le personnel de l'Ambassade,
ce qui fut fait comme annoncé dès
le début. Quelle est alors le
sens de ce courrier répressif
et menaçant, quatre mois après
les faits ?
S'il n'y a eu
aucune perturbation de l'ordre public
et de la circulation, au service
de qui et de quoi agissent les autorités
communales bruxelloises ? Cette
attitude répressive
représente-t-elle une contribution
de l'administration du Bourgmestre
Thielemans (PS) à la réduction
des droits civils sous prétexte
de la guerre au terrorisme ? Comment
interpréter cette nouvelle atteinte
au droit de manifester, alors même
que les "altermondialistes" de
Liège viennent d'obtenir un
non lieu après une persécution
judiciaire de longs mois.
Prises de parole :
Paul Emile Dupret
- Juriste au Parlement Européen
- Groupe GUE/NGL
Selma Benkhelifa - Avocate au Barreau
de Bruxelles.
CLEA - Comité pour la liberté d'expression
et d'association
Ligue de droits de l'Homme
CRER - Coordination contre les rafles
et les Expulsions et pour la Régularisation
Info : Oscar Flores 0496 40 33 09
Plus d' informations : http://oscarflores.canalblog.com |