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À lire absolument notre nouvelle et très complète brochure «Kimyongur Bahar : Le dossier à charge»
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triangle rouge
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Un seul pas suffirait pour arrêter le compteur macabre !
Avant son incarcération, Bahar Kimyongür avait lancé un appel urgent à la constitution d'une délégation internationale en Turquie en vue de sauver la vie de l'avocat des droits de l'Homme Behiç Asçi, en grève de la faim depuis plusieurs mois en protestation pour les conditions de détention de ses clients. Il fut écouté mais Maître Asçi se débat encore entre la vie et la mort. Faisons du geste généreux de Bahar une victoire : Soutenons sa campagne ! [Lire]

 


Une action de solidarité a tourné au drame au camp pour étrangers 127bis !
La police se livre à d'inquiétantes techniques de répression et d'intimidation

21/01/2009 - Ce mercredi soir, peu avant 19h, une trentaine de militants ont manifesté devant le camp pour étrangers 127bis à Steenokkerzeel.
 
répression
"Armés" de feux d’artifices (quelques fumigènes et trois ou quatre fusées colorées), leur objectif était de solidariser avec les détenus en grève de la faim depuis la semaine dernière. Le mot d'ordre était clair : «On allume les feux d’artifices, on crie quelques slogans (“pas de frontières, pas de nations, liberté, solidarité…”), pacifiquement, pendant 15 minutes, puis on reprend le train ensemble». Un petit mot est lancé plus spécialement à l’adresse de la vingtaine de détenus qui, après une semaine de jeûne, avaient arrêté leur grève de la faim le jour même, ainsi qu’envers Hossein placé au cachot pour tentative de suicide suite à une expulsion imminente.

Deux voitures de police sont arrivées, alors que les manifestants, qui n’avaient commis aucun grabuge, étaient déjà en route pour la gare. Quatre policiers sont sortis de leurs voitures pour prendre les identités des manifestants ; ceux-ci ont refusé. Les policiers ont alors tenté d'attraper par la force certains d'entre eux mais ils n'ont pas réussi. Arrivés à la gare, les manifestants ont constaté qu’ils étaient attendus par quatre ou cinq combis, une trentaine de policiers pour bloquer l'accès au quai, matraques à la main.

«Mais, leurs matraques et leurs armes ne leur ont pas suffi ! Un gros malabar d'environ un mètre nonante –déclare une manifestante–, avec les yeux d'un tueur, a attrapé une jeune fille du groupe qui était au premier rang. Il l'a passée au-dessus de son épaule et l'a fait atterrir sur le dos, derrière lui. Résultat : hospitalisation, avec deux vertèbres felées !»
 
«On a appelé une ambulance, elle ne bougeait plus et criait de douleur... Les ambulanciers l'ont amenée sur une civière –sans commentaire !».

Les policiers étaient à ce moment là plus ou moins quarte-vingt, il y avait même un hélicoptère.

Après avoir passé environ deux heures sur le tarmac, à genou face à un mur et, pour certains, avec des menottes, ils les ont fouillés une première fois, embarqués en car, refouillés au poste pour ensuite les emmener par petits groupes et les relâcher dans les champs –la prochaine fois ce sera avec les yeux bandés ?–, un par un, parfois à deux. «Il était 22h quand ma maman et moi avons été jetées à cinq km de la gare de Leuven», signale une manifestante.

Terroriser
Par quel biais s’installent, pas à pas, en Belgique des techniques d’intimidation jusqu’à présent utilisées par les dictatures militaires soutenues par les États-Unis ? Serions-nous en présence de retombées des techniques de crowd-control déployées par l’OTAN ?

Il est en tout cas évident que c’est pour se livrer en toute impunité à des “excès” pareils que le pouvoir fabrique la peur et se dote de dispositifs sécuritaires de plus en plus liberticides.



Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit et comdamné aujourd'hui à cinq ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 
 

autocollant
Bahar Kimyongür est un symbole
Il est le symbole des dangers que la lutte contre le “terrorisme” fait peser sur nos libertés

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Ce qui suit vous intéressera :
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Prochaine réunion du Clea : À fixer


«Dis-moi avec qui tu colistes...»
Lire :

«Un citoyen belge livré pour des raisons électoralistes à un régime pratiquant la torture ?»

Consultez aussi :
www.mouvements.be


Actualité de Huxley
«(...) au moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes
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