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À lire absolument notre nouvelle et très complète brochure «Kimyongur Bahar : Le dossier à charge»
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Un seul pas suffirait pour arrêter le compteur macabre !
Avant son incarcération, Bahar Kimyongür avait lancé un appel urgent à la constitution d'une délégation internationale en Turquie en vue de sauver la vie de l'avocat des droits de l'Homme Behiç Asçi, en grève de la faim depuis plusieurs mois en protestation pour les conditions de détention de ses clients. Il fut écouté mais Maître Asçi se débat encore entre la vie et la mort. Faisons du geste généreux de Bahar une victoire : Soutenons sa campagne ! [Lire]

 

yeux

[4/12/2006] «Je vous remercie du fond du cœur et salue votre courage et votre détermination à défendre les valeurs de liberté et de démocratie»
Message à l’occasion de la manifestation multiculturelle «Chants et paroles pour la liberté d'expression» du 9 décembre 2006
[Cette lettre fut remise par Bahar Kimyongür le 4 décembre aux autorités de la prison de Gand. Elle n'arriverait à destination que le 11 décembre 2006]

                                                             Prison de Gand, le 4 décembre 2006
Chers amis,

Permettez-moi d’abord de vous adresser toute ma gratitude pour votre présence solidaire à cette soirée exceptionnelle. Et surtout vous, amis Turcs, Kurdes, Arméniens et Assyriens qui avez joint vos efforts pour faire de cette rencontre un succès, je vous remercie du fond du cœur et salue votre courage et votre détermination à défendre les valeurs de liberté et de démocratie dans un climat politique particulièrement hostile, hanté par les obsessions belliqueuses et maccarthystes de l’après 11 septembre.

C’est un immense honneur de pouvoir compter sur le précieux soutien de représentants de communautés et de peuples qui ont tant souffert de la terreur de l’Etat turc pour avoir commis le simple crime d’exister sur les terres généreuses et fraterternelles d’une Anatolie toujours en proie à un régime arrogant et tyrannique.

Il y a certes de nombreuses choses à dire concernant le jugement et les condamnations prononcés le 7 novembre dernier par la Cour d’appel de Gand.

Mais il y a un élément qui retient particulièrement mon attention et que j’aimerais porter à votre connaissance en raison de son implication morale sur toutes les victimes de la répression militaire, à savoir que les juges gantois ont été jusqu’à justifier le coup d’état militaire du 12 mars 1971 en tant que riposte légitime aux actions violentes du révolutionnaire Mahir Çayan et de ses compagnons. En revanche, les juges n’ont pas évoqué une seule fois les exactions commises à l’époque par les autorités turques sur les divers mouvements sociaux, exactions qui précisément ont entraîné la radicalisation de la gauche. Dans leur jugement, il n’y a pas une seule ligne sur le département de guerre spéciale, le fameux Özel Harp Dairesi installé par la CIA, ni sur les assassinats politiques perpétrés par des commandos d’extrême-droite au nom de la lutte contre le communisme, ni sur la répression policière qui régnait dans les manifestations et les commissariats, ni sur les pogromes visant les minorités nationales et religieuses, ni sur les arrestations massives et même la fermeture de syndicats, comme celui de la DİSK en 1969.

Nos juges se sont ainsi érigés en arbitres de l’histoire sociale de la Turquie.

Au moment de leur discours révisionniste, j’ai pensé à vous, amis Turcs, Kurdes, Arméniens et Assyriens qui aviez organisé cette année même, une série de commémorations en marge du 35e anniversaire de ce coup d’État dont vous avez été les victimes directes. Les partis pris des juges gantois et leur ré-écriture de l’histoire ne peut certes s’expliquer par leur seule adhésion à la doctrine prônée par l’administration Bush. Ils sont sans doute également à rechercher dans le processus de normalisation qui existe entre l’Europe et la Turquie, une normalisation qui prend des allures de mimétisme dégénéré où c’est l’environnement, en l’occurrence l’UE qui s’adapte à “l’animal” et non l’inverse.

L’armée turque peut en effet aujourd’hui se réjouir d’avoir des partisans chevronnés au sein de l’appareil judiciaire belge, une tendance qui pourrait à terme se généraliser dans toute l’Europe et menacer directement plusieurs milliers d’opposants politiques exilés. Je suis, malgré tout, heureux de constater que parmi les démocrates originaires de Turquie mais aussi parmi une large frange des forces démocratiques belges, la vigilance reste de mise.

J’ose espérer que grâce à votre mobilisation, nous pourrons éviter que de telles injustices se reproduisent en Belgique. Pour cela, il faudra, comme en Turquie, lutter pour l’abrogation de la loi anti-terroriste. Autant dire que cela revient à nager à contre-courant dans un torrent infesté de crocodiles.

Le défi est de taille mais comme dirait Brecht, l’unique combat perdu n’est-il pas celui que l’on ne livre pas?

Recevez tous mes vœux de succès et mes salutations les plus respectueuses.

Bahar Kimyongür




Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit et comdamné aujourd'hui à cinq ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 
 

autocollant
Bahar Kimyongür est un symbole
Il est le symbole des dangers que la lutte contre le “terrorisme” fait peser sur nos libertés

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«Dis-moi avec qui tu colistes...»
Lire :

«Un citoyen belge livré pour des raisons électoralistes à un régime pratiquant la torture ?»

Consultez aussi :
www.mouvements.be


Actualité de Huxley
«(...) au moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes
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