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Et
si –comme l'a dénoncé Bahar
Kimyongür lors d'une récente
conférence de presse– à côte
des raisons
"diplomatiques", une bonne partie des
agissements inquiétants de certains décideurs
politiques haut placés s'expliquait par
des calculs électoralistes ?
Le 19 septembre
dernier la presse francophone dévoilait
publiquement un complot de grand envergure,
avec collusion de fonctionnaires,
en vue de livrer le citoyen
Bahar Kimyongür à la Turquie, État pratiquant
la torture.
[Lire]
Si les raisons
économiqaues et politiques
de cette manœuvre destinée à gagner
les faveurs de la Turquie semblent évidentes,
le Comité pour
la liberté d'expression et d'assocaition, à la
lumière
des agissements pour le moins inquiétants
de la ministre de la justice, actrice
principale du complot sus-mentionné,
en tant que candidate communale
à Schaerbeek, fait
sienne la thèse exprimée
par Bahar Kimyongür lors
de la conférence de presse organisée
par le Clea le 6 septembre dernier selon
laquelle, à côté de
ces raisons que l'on pourrait qualifier
de diplomatiques,
d'autres raisons encore plus mesquines
expliqueraient ce comportement inqualifiable :
«la volonté de Madame
Onkelinx de séduire
l'électorat turc nationaliste
de Schaerbeek.» Des raisons
"électoralistes", donc.
La réaction
de la ministre ne s'est pas fait attendre.
Le jour même elle déclarait
à la presse que Monsieur Kimyongür
disait «n'importe
quoi».
Les récentes
révélations de la presse à propos
de la présence d'au moins un candidat
turc d'extrême droite dans la liste
dirigée
par Madame Onkelink, candidat figurant
de surcroît parmi les élus
socialistes
à Schaerbeek –fait précédé
par une attitude pour le moins ambiguë voire
proche du négationnisme de la
ministre à propos
du génocide arménien–,
sont venues disiper les derniers doutes
et conforter la thèse
de Bahar Kimyongür.
Les conséquences
de cette affaire sur les projets maïoraux
de Madame la ministre et le conflit
suscité par celle-ci au sein du
PS bruxellois,
avec y compris l'appliquation
de mesures disciplinaires à l'encontre
des militants les plus critiques, sont
là
pour confirmer définitivement
le bien fondé de cette analyse. |