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Premier poids, première mesure
En octobre dernier, des perquisitions ont été effectuées
dans des milieux néonazis agissant au sein de l’armée...
Il s’agissait de fascistes qui s’apprêtaient à s’attaquer à l’État
belge et qui sont responsables de nombreuses agressions sur le territoire belge.
Près de 300 armes ont été saisies dont, pour la plupart,
des armes de guerre.
Ces armes ont déjà été utilisées... On a découvert
leurs camps d’entraînement militaires.
Ces fascistes constituent donc une menace. Pourtant, ils sont transportés sans
menottes, et ils sont maintenus dans des conditions de détention
normales. Ils ne seront peut-être même pas poursuivis en vertu de la nouvelle
loi anti-terroriste
Deuxième poids,
deuxième mesure
Il y a 7 ans, le 29 septembre 1999, la police belge effectue une perquisition
visant une planque du DHKP-C.
Le DHKP-C n’a jamais eu l’intention de s’attaquer à l’État
belge et a toujours déclaré que son seul terrain de combat, c’est
la Turquie. Le seul acte violent imputé à cette organisation est
un jet de molotov douteux perpétré il y a 15 ans contre un bâtiment
vide appartenant aux intérêts officiels turcs.
Durant la perquisition, 6 pistolets sont saisis. Ils étaient là pour
la défense de F. Erdal contre qui le régime turc avait engagé des
tueurs à gage et détaché des agents de ses services secrets.
Ces pistolets étaient emballés et n’ont jamais été utilisés.
Le réquisitoire du procureur Delmulle parle de “camps” du
DHKP-C organisés dans les Ardennes, alors qu’il s’agit de
camps familiaux de vacances dont le programme consistait en des cours de folklore,
de théâtre, de chants, des randonnés dans les bois et des
dîners conviviaux et de soirées sketches.
Les accusés du DHKP-C sont amenés à leur procès avec
un gilet par balles pesant 10 kg 500 gr., avec à leur poignets, doublement
menottés, une menotte classique et une menotte fixée à la
ceinture de leur camisole de force. Le jour de leur comparution, ils sont déshabillés
et mis à nus par trois fois.
Durant le procès, il leur est interdit de porter leurs propres sous-vêtements,
chaussettes et chaussures.
Ils sont soumis à un isolement total.
Une lumière aveuglante de 80 watts située juste au-dessus de la
tête reste allumée toute la nuit. Depuis l’application de
ce châtiment, il leur est impossible de dormir la nuit. Ils souffrent gravement
d’insomnies.
Même les gardiens sont surpris par la dureté des conditions de détention
qui visent ces trois détenus.
Ce régime carcéral inhumain dure depuis près de huit mois.
L'un des inculpés, Musa Asoglu, est poursuivi en vertu de la nouvelle
loi anti-terroriste pour un communiqué qu'il n'a jamais écrit,
jamais traduit, jamais lu et jamais distribué.
Cette accusation se base sur une provocation de la presse turque. Des images
obtenues auprès d'une agence de presse turque (IHA) concernant la conférence
de presse à partir de laquelle toute la construction fumeuse du procueur
Delmulle s'échafaude, prouvent, cependant, qu'il n'a jamais été question
du moindre délit “terroriste” évoqué par le
réquisitoire.
Ne serait-il pas temps de s’inquiéter de cette situation ?
Faut-il attendre qu’on les démolisse psychologiquement pour que
l’on réagisse ?
Et tout ça,
c’est arrivé près
de chez vous…
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