Bahar Kimyongur est un symbole. Il est le symbole des menaces que les nouvelles législations antiterroristes font peser sur nos libertés.
Dire que le peuple irakien a le droit de résister aux envahisseurs américains, est-ce un acte terroriste ?
Organiser des manifestations pacifiques de soutien à la lutte du peuple palestinien, est-ce un acte terroriste ?
S’opposer à l’oppression en dénonçant les cas de tortures dans les prisons turques, est-ce un acte terroriste ?
Non, pour le Clea, le comité pour la liberté d’expression et d’association, s’exprimer, s’organiser, contester : ce n’est pas du terrorisme. Ce sont des libertés fondamentales garanties par les constitutions belge et hollandaise.
Mais, en vertu des nouvelles législations antiterroristes promues par l’administration Bush et récupérées par l’Union européenne, un engagement citoyen critique est considéré comme du terrorisme.
Ce raisonnement absurde conduit à la situation dramatique d’aujourd’hui, où un homme qui n’a commis aucun délit, qui a toujours respecté les règles de la démocratie, risque sa vie. Bahar entre les mains des bourreaux qu’il dénonce, ça, jamais nous ne m’accepterons.
Le Clea et les parlementaires européens et belges présents à cette conférence de presse appellent les citoyens à signer la pétition « Liberté pour Bahar » sur le site du Clea « leclea.be/ » et à venir au rassemblement que nous organisons demain à 17h30 au Palais de justice de Bruxelles.
Le Clea demande que le gouvernement belge prenne officiellement position vendredi pour protéger son ressortissant en obtenant son rapatriement des Pays-Bas vers la Belgique.