Près
d’une centaine de personnes
dont de nombreuses personnalités
francophones et néerlandophones
se sont rassemblées devant
la prison de Nivelles, où Bahar
Kimyongür est incarcéré,
pour exiger sa libération.
Parmi les manifestants se trouvaient
notamment : Josy Dubié (Sénateur
Ecolo), Jean Bricmont (professeur
UCL), Lieven De Cauter (professeur
KUL), Kristien Hemmerechts (écrivaine),
Stephan Galon (ABVV), Anne-Theresa
De Keersmaeker (chorégraphe),
Eric Goeman (Attac Vlaanderen et
Democratie 2000), Ludo De Brabander
(Vrede), le
docteur Georges Reding, ancien volontaire
de guerre 40-45…
La
famille de Bahar Kimyongür,
fortement applaudie vers 15 heures
à la sortie de la visite, a
fait une déclaration
aux manifestants et à la
presse : «Bahar» signifie «printemps»,
le «renouveau»,
nous espérons que mardi
le verdict qui a condamné Bahar
sera cassé afin qu’il
puisse être
libéré.
D’autres
personnes sont intervenues pour
expliquer les dangers pour la démocratie
de la dite «guerre
contre le terrorisme» :
la loi de 2003 sur les organisations «terroristes» doit être
remise en question, le «verdict DHKP-C» doit être
cassé… Le
27 mars aura lieu, en effet, au
Palais de Justice de Bruxelles,
dès 9 heures, l’unique
audience en cassation du jugement
prononcé à Gand à l’encontre
de Bahar Kimyongür et d’autres
militants d’origine turque.
Il est essentiel que ce jugement
soit cassé car il s’agit
d’une décision créant
une jurisprudence en vue de criminaliser
la contestation sociale en Belgique
sous couvert de «guerre
contre le terrorisme».
Dans
ce cadre, pour rappeler que s’exprimer,
s’organiser, contester,
ce n’est pas du terrorisme, pour
montrer qu’on ne peut
pas accepter que l'on condamne
pas en Belgique un citoyen pour
ses opinions, le Clea invite
à un vaste rassemblement
ce mardi
27 mars, à 9
heures, au Palais de Justice
de Bruxelles pour
l' «Annulation
du procès DHKP-C».
La presse a été aussi convoquée. |
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