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Avant son incarcération, Bahar Kimyongür avait lancé un appel urgent à la constitution d'une délégation internationale en Turquie en vue de sauver la vie de l'avocat des droits de l'Homme Behiç Asçi, en grève de la faim depuis plusieurs mois en protestation pour les conditions de détention de ses clients. Il fut écouté mais Maître Asçi se débat encore entre la vie et la mort. Faisons du geste généreux de Bahar une victoire : Soutenons sa campagne ! [Lire]

 


chroniques

Mort en exil de Dursun Karatas
Article publié dans la rubrique «Chronique des libertés» du Drapeau Rouge n°24
Octobre 2008, p.7.


Le 11 août dernier, Dursun Karatas, secrétaire-général du DHKP-C est décédé d’un cancer aux Pays-Bas à l’âge de 55 ans, après 38 ans de résistance dont 9 années passées en prison et 19 en clandestinité. Quatre jours plus tard, quelque 15.000 manifestants ont bravé les menaces de violence policière et de poursuites judiciaires en participant à ses funérailles dans le quartier de Gazi, l’un des bastions du mouvement révolutionnaire. Dursun Karatas figurait parmi les 11 inculpés du DHKP-C en Belgique sans que sa présence en Belgique n’ait jamais été attestée. Il était l’un des rares survivants insoumis d’une génération vaincue ou sacrifiée par la junte fasciste du général Evren.

dursun
Image surprenante de Dursun Karatas et ses compagnons en grève de la faim contre le port de l’uniforme comparaissant devant le tribunal militaire en caleçon en guise de protestation

Faut-il le comparer aux grands rebelles, Tomas Sankara, Ho Chi Minh ou Che Guevara pour réaliser la perte que représente la disparition de Dursun Karatas pour la lutte en Turquie? Sans doute. D’abord parce qu’il était quasi inconnu du mouvement socialiste et communiste international. C’est que depuis son évasion de la prison de Bayrampasa en 1989, Dursun Karatas, secrétaire général du Parti et Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C) était entré en clandestinité pour ne plus en sortir jusqu’à sa mort. Ensuite, parce qu’il égalait ces leaders révolutionnaires par sa probité, son sens du sacrifice et par sa ferveur révolutionnaire. Depuis le début des années 1970, il est de tous les combats, tantôt dans les bidonvilles où il participe à la création des comités populaires qui construisent des écoles, des dispensaires médicaux et des clubs sociaux, aménagent des routes, creusent des canalisations et raccordent l’électricité, tantôt sur les barricades face aux attaques de la police et de la maffia foncière, tantôt sur les campus universitaires et dans les internats où il organise la résistance contre la terreur des Loups Gris.

En 1978, il fonde Devrimci Sol (Gauche révolutionnaire), un mouvement populaire de guérilla urbaine pour répondre aux exigences de la lutte. Le 12 septembre 1980, l’armée prend le pouvoir : Dursun Karatas est arrêté et torturé. Sa plaidoirie offensive tourne au procès de la junte. Le 25 octobre 1989, Dursun Karatas s'évade de la prison de Sagmalcilar comme de nombreux autres militants avant et après lui… Le 1er novembre 1991, il est condamné à la peine capitale, commuée plus tard en peine de prison à la perpétuité.

Affaiblis par des pertes humaines considérables qui entraînent une crise interne sans précédant, Dursun Karatas et ses compagnons fondent en 1994, le DHKP-C, un mouvement à l’action politique extrêmement diversifiée.

Au-delà de toute critique ou divergence que l’on pourrait avoir à l’égard de la stratégie, de l’idéologie ou du programme prônés par Dursun Karatas, ce sont manifestement ses qualités humaines exceptionnelles qui ont fait de lui le dirigeant qu’il fut.

Au plus fort de la grève de la faim de 1984 contre le port obligatoire de l’uniforme imposé par la junte militaire et dans laquelle il faillit perdre la vie (si les grévistes n’avaient pu obtenir victoire au 75e jour de leur jeûne), il déclara : « Notre résistance ne dépend de rien si ce n’est de la combativité de notre mouvement. Ce n’est pas moi qui en détermine l’issue. Ce n’est pas moi qui la dirige. Je n’en suis qu’un simple soldat. Rien de plus »

Dirigeant, soldat mais aussi semeur d’espoir. Un  jour, le directeur de la prison militaire de Davutpasa, le transféra dans le pavillon des «indépendants», c’est-à-dire ceux qui avaient rompu avec leur organisation et abandonné toute résistance. Mais avec Dursun Karatas à leur chevet, les vaincus de Davutpasa avaient repris du poil de la bête …

A la prison de Metris, Dursun Karatas qui avait résisté à toutes ses séances de tortures, avait gagné la sympathie de toute la population carcérale, y compris celle du personnel civil de la prison. En ces jours sombres de dictature militaire où « plus une feuille ne bougeait », il exhortait ses parents et autres visiteurs à devenir des « fleurs du désert ».  De ces parloirs allaient naître un premier collectif de familles de détenus (TAYAD) qui, armées d’œillets, fleuriront les rues mornes et désertes sillonnées par les patrouilles militaires. C’était l’époque où la plus vaillante des résistances contre la junte consistait à brandir une fleur pour défendre son fils, son époux ou sa sœur, incarcérés et torturés...

Dans toute résistance, aussi isolée fut-elle, il était toujours serein et confiant : « Les générations futures s’inspireront de notre détermination, de notre courage et de notre sincérité dans la lutte. Ils hériteront de cette dignité que nous défendons au prix de notre vie. Nous marchons vers l’avenir, sachez-le. Et nous vivrons dans la lutte de ceux qui aujourd’hui ignorent encore nos actes et même notre existence » disait-il un jour.

De son évasion en 1989 jusqu’à sa mort, il était au cœur de toutes les luttes, même en exil et malgré la maladie.

 

Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit et comdamné aujourd'hui à cinq ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 
 

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Il est le symbole des dangers que la lutte contre le “terrorisme” fait peser sur nos libertés

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«Un citoyen belge livré pour des raisons électoralistes à un régime pratiquant la torture ?»

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«(...) au moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes
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