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Un seul pas suffirait pour arrêter le compteur macabre !
Avant son incarcération, Bahar Kimyongür avait lancé un appel urgent à la constitution d'une délégation internationale en Turquie en vue de sauver la vie de l'avocat des droits de l'Homme Behiç Asçi, en grève de la faim depuis plusieurs mois en protestation pour les conditions de détention de ses clients. Il fut écouté mais Maître Asçi se débat encore entre la vie et la mort. Faisons du geste généreux de Bahar une victoire : Soutenons sa campagne ! [Lire]

 


Un couple belge dans l’enfer de la lutte antiterroriste
par Jean-Pierre Stroobants (Le Monde - 3 juin 2006)

Nabil Sayadi et Patricia Vinck pourraient bientôt accéder au Panthéon des "victimes collatérales" de la guerre américaine contre le terrorisme. Ces deux Belges qui vivent près de Malines ont été reconnus innocents des accusations portées, un moment, contre eux par la justice de leur pays, mais cet intellectuel d’origine libanaise et cette Flamande convertie à l’islam sont, depuis plus de trois ans, plongés dans un cauchemar bureaucratico-judiciaire. Leur vie quotidienne est devenue quasi impossible : privés de leurs avoirs, de carte bancaire, de revenu, de travail, de passeport ou du droit de recevoir une lettre recommandée sans qu’elle soit ouverte, ils tentent, malgré tout, d’élever quatre enfants. Seule la générosité d’un cercle d’amis leur permet d’assurer l’essentiel.

Les ennuis du couple ont débuté en novembre 2002. Une instruction pénale belge vise, à l’époque, ceux qui sont, respectivement, le président et la secrétaire de la branche européenne de Global Relief Foundation, une association islamique que Washington soupçonne d’entretenir des liens avec la nébuleuse terroriste. L’action judiciaire a été déclenchée sur la base des résolutions de l’Union européenne et des Nations unies visant à bloquer les avoirs et les déplacements des personnes potentiellement liées à Al Qaida. La Belgique va, dans la foulée, informer de ses soupçons le Comité des sanctions de l’ONU. Celui-ci inscrira donc, à son insu, le couple sur sa liste antiterroriste.

Les deux Belges tentent aujourd’hui de s’en extraire. Leur histoire paraît démontrer que c’est, à l’heure actuelle, impossible. "Nous avons toujours opté pour la voie légale", expliquent-ils, invoquant aussi leur casier judiciaire, vierge. Après trois ans d’instruction judiciaire sur d’éventuelles activités délictueuses de leur association, la chambre du conseil du tribunal de Bruxelles a prononcé un non-lieu à leur encontre, en décembre 2005. Quelques mois plus tôt, ce même tribunal avait enjoint l’Etat belge de demander aux Nations unies le retrait de leur nom des listes de suspects de terrorisme, assortissant son jugement d’une astreinte de 250 euros par jour de retard. Le 10 mai, la plainte déposée par Georges-Henri Beauthier, défenseur des Sayadi-Vinck, devant le Comité des droits de l’homme de l’ONU, à Genève, a été déclarée recevable.

Toutes ces victoires de principe ne se sont traduites par aucun changement pour le couple. Pour une raison aussi simple que précise : si le gouvernement belge a demandé à l’ONU de gommer ce qu’il avait, à tort, fait inscrire, il se heurte à plus puissant que lui, et notamment à Washington, qui entrave une éventuelle démarche du Comité des sanctions. Les Etats-Unis ont signé les résolutions permettant de créer la liste des organisations et des personnes présumées terroristes. Ils n’ont, en revanche, pas paraphé les protocoles permettant l’exercice des voies de recours.

Face à ce casse-tête, Me Beauthier s’est dirigé vers Genève, où il tente de faire établir que la Belgique a violé le Pacte international des droits civils et politiques. Il a renoncé à lancer des procédures coûteuses visant à mettre les Etats-Unis en accusation ou à engager une action devant la Cour de justice de Luxembourg. Comme la Commission ou le Conseil européen, la Cour devrait se déclarer incompétente et souligner qu’elle ne peut rien faire à l’égard d’une liste établie par l’ONU...

S’il leur restait une éventuelle envie de rire, le couple belge évoquerait le sort que Washington a réservé à Raabih Haddad, le fondateur de Global Relief Foundation. Arrêté en 2001, libéré en juillet 2003 sans avoir été condamné, il a été expulsé vers son pays d’origine, le Liban, où il vit sans soucis avec sa famille. "On pourrait, à la limite, comprendre que Global Relief Foundation ait été inscrite sur une liste de suspects, mais pourquoi sommes-nous les seuls individus à y figurer, alors que les responsables en France, au Kosovo ou au Pakistan, par exemple, n’ ont jamais été mentionnés ?", s’interroge Patricia Vinck.



Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit et comdamné aujourd'hui à cinq ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 
 

autocollant
Bahar Kimyongür est un symbole
Il est le symbole des dangers que la lutte contre le “terrorisme” fait peser sur nos libertés

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«Dis-moi avec qui tu colistes...»
Lire :

«Un citoyen belge livré pour des raisons électoralistes à un régime pratiquant la torture ?»

Consultez aussi :
www.mouvements.be


Actualité de Huxley
«(...) au moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes
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