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À lire absolument notre nouvelle et très complète brochure «Kimyongur Bahar : Le dossier à charge»
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Un seul pas suffirait pour arrêter le compteur macabre !
Avant son incarcération, Bahar Kimyongür avait lancé un appel urgent à la constitution d'une délégation internationale en Turquie en vue de sauver la vie de l'avocat des droits de l'Homme Behiç Asçi, en grève de la faim depuis plusieurs mois en protestation pour les conditions de détention de ses clients. Il fut écouté mais Maître Asçi se débat encore entre la vie et la mort. Faisons du geste généreux de Bahar une victoire : Soutenons sa campagne ! [Lire]

 

yeux


[24/01/2007] «Un Cercueil, une Civière et le Triomphe de l’Amour»
 

                                                                Prison de Gand, le 24 janvier 2007

Alors que nous pleurions l’assassinat du journaliste arménien Hrant Dink, les agences de presse ont relayé la plus incroyable, la plus inespérée des nouvelles: celle de la résolution du conflit dans les prisons de type F qui signifiait en même temps le retour à la vie des grévistes de la faim engagés dans cette lutte, dont celle de l’avocat Behiç Asçi.

Alors que nous nous apprétions à accompagner le cercueil de Hrant dans son ultime voyage, le squelette miraculeusement vivant de Behiç quittait son appartement sur une civière, au milieu des caméras et d’une foule de sympathistants venus l’acclamer dans son triomphe.

Hrant nous a quitté d’une mort soudaine et brutale. Behiç nous est revenu d’une mort lente qui aura duré 293 jours. Ces deux événements tragiques (quoique pour Behiç, l’issue en fut plus heureuse) se sont déroulés dans le quartier de Sisli à Istanbul. A quelques heures près, le cercueil de Hrant a ainsi failli croiser la civière de Behiç.

En revanche, l’espoir généré par leurs combats respectifs se sont bel et bien rencontrés.

Hrant était un Arménien de Malatya.

Behiç est un Turc de Sakarya.

J’ignore si ces deux hommes exceptionnels se connaissaient personnellement mais je sais que Hrant défendait et respectait la cause des prisonniers révolutionnaires soumis à la torture de l’isolement de la même manière que Behiç défend et respecte la lutte pour la reconnaissance officielle du génocide arménien et pour l’abrogation des lois liberticides du Code pénal turc telles l’article 301 en vertu duquel Hrant fut récemment condamné.

Lors de ses funérailles, Hrant a également eu droit au triomphe, avec plus de 100.000 manifestants turcs, kurdes, arméniens, arabes, lazes ou tcherkesses, Musulmans, Juifs, Chrétiens ou athées, qui ont joint leur cœur pour crier haut et fort: “Nous sommes tous des Arméniens”. Jamais la Turquie n’avait connu une telle fierté d’arborer sa fraternité envers le peuple arménien.

Ainsi, près de 92 ans après le génocide arménien et pour la première fois dans l’histoire de la Turquie, la malédiction qui frappe ce peuple anatolien vieux de 4000 ans, sous une devise paranoїque étouffante et oppressante glorifiant la toute-puissance de “la patrie, la nation, le drapeau et l’Etat” turcs, était enfin rompue.

A présent, le gouvernement envisage même d’abroger l’article 301. Et tout cela, grâce à Hrant. Mais, hélas !, en son absence. De la même manière, si l’avocat Behiç a survécu, pas moins de 2327 jours de grève de la faim, 122 morts atroces et plus de 600 mutilés auront été “nécessaires” pour briser le tabou des prisons de type F et l’indifférence du gouvernement à l’égard des détenus politiqes.

Tant de sang pour que le régime d’Ankara octroie à ces détenus, le droit d’avoir un peu de chaleur humaine, le droit de se parler, de partager leurs joies et leurs peines. Quelle que soit leur densité, minorités nationales, culturelles et religieuses ou populations carcérales, en Turquie, c’est à force de saigner qu’elles gagnent leur droit à l’existence. Dans un pays où la répression politique est omniprésente, nous sommes malheureusement condamnés à remporter des victoires à la Pyrrhus  pour obtenir des avancées démocratiques même les plus élémentaires.

ce qui nous caractérise aussi, nous, peuples d’Anatolie, c’est que grâce à notre amour intarissable, nous n’avons jamais perdu l’espoir ni connu la défaite. C’est cet amour là que Rakel Dink, l’épouse de Hrant, nous a transmis à travers son message d’adieu à son mari. Ce message monumental par la sagesse, la tendresse et la dignité qu’il respire commence par une parole de l’Evangile de Saint Jean (15:13) résumant d’une étonnante justesse l’immense sacrifice des prisonniers  résistants:  “Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis” nous dit Saint Jean. C’est cet amour que Hrant et Behiç ont rendu victorieux.

Bahar Kimyongür




Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit et comdamné aujourd'hui à cinq ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 
 

autocollant
Bahar Kimyongür est un symbole
Il est le symbole des dangers que la lutte contre le “terrorisme” fait peser sur nos libertés

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Lire :

«Un citoyen belge livré pour des raisons électoralistes à un régime pratiquant la torture ?»

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«(...) au moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes
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