Dans
ce texte, les 180 organisations affirment,
entre autres, que «en Belgique aussi, depuis
le 11 septembre 2001, il existe une
tendance à lier les avis radicaux
au terrorisme. L’actualité judiciaire
dans notre pays, avec l’accusation
d’adhésion à une
organisation criminelle de trois altermondialistes,
d'une part, et l’affaire Bahar
Kimyongür, d'autre part, crée
l’impression qu’un certain
nombre de lois, et plus particulièrement
la loi anti-terroriste, permettent
de lourdes peines pour des actes n’étant
sous aucune forme violents, et en aucun
cas terroristes. Les organisations
demandent donc au gouvernement fédéral
suivant «que le terrain de la
contestation sociale sous toutes ses
formes soit précisé et
retiré du domaine de la loi
pénale, de l'action criminelle
ou terroriste ».
Le 13 septembre recommencera à Anvers «l’affaire
Bahar Kimyongür» devant
la Cour d’appel. La cour de cassation
avait annulé le 19 avril les
verdicts de Bruges et de Gand, ainsi
que la détention durant plusieurs
mois de tous les accusés. L' «affaire
Bahar Kimyongür» est le
nom du procès contre des membres
et dirigeants présumés
de l’organisation marxiste turque,
le DHKP-C.
Tout comme le procès contre
le GICM, ce procès est la première
application de la nouvelle loi «anti-terroriste» belge
du 19 décembre 2003, à l’issue
duquel des peines d’emprisonnement
ferme allant de quatre à sept
ans avaient été prononcées
pour sept accusés, dont Fehriye
Erdal. Le «Comité T»,
un comité de vigilance pour
la surveillance de la dite «lutte
contre le terrorisme» regroupant,
parmi ses membres, la Ligue des droits
de l'Homme, a appelé ce procès
dans, son rapport annuel 2006, «un
procès politique flagrant qui
déplace les limites de l'État
de droit et du droit juridique d'une
façon dangereuse».
Le «Comité T» interpelle
le mouvement démocratique afin
de réagir et d’«inverser
le sens de l'évolution dangereuse à laquelle
nous assistons en matière de
répression politique» (publié dans
www.uitpers.be -n° 81, 8ème
année, décembre 2006).
Dans ce procès il ne s’agit
d’ailleurs pas de si on soutient
oui ou non ou on éprouve de
la sympathie pour le DHKP-C, mais bien
des droits démocratiques et
l'État de droit dans lequel
nous voulons vivre demain.
Pour plus d’informations
concernant cette affaire : www.vrede.be et www.leclea.be .
Activités prévues le
jeudi 13 septembre à Anvers
Le jeudi 13 septembre,
la Librairie De Groene Waterman vous
donne la chance lors de ce premier
jour de procès
de faire connaissance et d’engager
le débat avec quelques acteurs
dans et autour de ce procès :
A 17 heures : évaluation du
premier jour de procès avec
les avocats.
A 20 heures : soirée d’information
autour de l’enjeu du procès
avec Bahar Kimyongür, Musa Asoglu
et Sükriye Akar (trois des accusés),
Luk Vervaet, membre du CLEA (comité pour
la liberté d’expression
et d’association), et de Stephan
Galon, secrétaire du syndicat
de la FTGB et membre de la Plate-forme
pour la liberté d’expression.
Le Clea |