Lors
de la première rencontre
entre les familles des détenus,
le Clea, le cabinet de la Ministre
de la Justice, le directeur de la prison
de Gand et la responsable de l’administration
pénitentiaire du côté néerlandophone
du pays, il nous avait déjà été signifié qu’en
matière de libération
conditionnelle ou des régime
ouvert, il fallait attendre la fin
de la procédure de cassation
(qui devrait avoir lieu le 27 mars)
et que les détenus devaient
purger un certain temps de détention
proportionnel à la peine pour
pouvoir passer devant une commission
qui statue sur les demandes.
Lors de cette seconde rencontre, le
cabinet a répété qu’il
ne répondrait qu’aux revendications
qui concernent les conditions de détention
bien qu’il ait transmis à la
Ministre les demandes d’éclaircissement
formulées par la famille Kimyongur
concernant la tentative de livraison
de Bahar Kimyongur à la Turquie
via les Pays-Bas en avril dernier et
les positions du Clea sur le jugement
du 7 novembre et sur la législation
antiterroriste.
Concernant les conditions
de détention
proprement dite, il nous a été répondu
qu’une rencontre a eu lieu
quelques semaines auparavant entre
les avocats des détenus et la
direction générale des
institutions pénitentiaires.
Il a été reconnu par
celle-ci que les décisions judiciaires
s’imposaient et qu’il fallait
voir ce que cela signifiait concrètement.
De plus, la loi sur les régimes
particuliers étant d’application
depuis le 15-01-2007, la situation
des détenus va s’éclaircir.
Toujours selon Madame Demet, depuis
le 17 janvier, les détenus de
Bruges, Musa Asoglu, Sukriye Akar et
Kaya Saz peuvent voir leurs familles
et leurs avocats autour d’une
table. Ils pourront enfin recevoir
la visite de leurs connaissances mais
derrière une vitre. Ils se trouvent
donc dans les mêmes conditions,
en matière de droit de visite,
que Bahar Kimyongur, ce qui ne constitue
toujours pas le régime normal.
Cette situation peut-être revue,
réévaluée après
21 jours.
En ce qui concerne l’observation,
ils sont soumis comme les autres détenus à une
surveillance toutes les heures avec
une veilleuse de 20 watts.
Les objets qui sont autorisés
pour les détenus DHKC sont les
mêmes que ceux autorisés
pour les autres détenus. Ainsi,
la demande de Bahar Kimyongur concernant
un ordinateur –pour pouvoir
reprendre des études- sera étudiée
de la même manière que
si un autre détenu formulait
cette demande.
Concernant la réception par
les détenus de la presse, il
a été reconnu qu’ils
avaient droit à recevoir les
journaux. Comme tous les détenus,
les quatre intéressés
doivent faire une demande à la
prison chaque fois qu’il souhaite
recevoir une nouvelle publication.
Concernant Bahar Kimyongur, les interlocuteurs
acceptent qu’il puisse bénéficier
de visites intimes et son transfert à la
prison de Nivelle se fera avant le
28 février où il bénéficiera
des mêmes conditions de détention
qu’à la prison de Gand
où il se trouve actuellement.
Musa Asoglu, quant à lui, devra
attendre la fin de la procédure
en cassation, pour demander d’être
transféré auprès
de sa famille, dans un établissement
néerlandais.
Enfin, pour les détenus de Bruges
et de Gand, il est actuellement interdit
de participer aux activités
collectives (culturelles et sportives
des établissements pénitentiaires).
Les membres du Clea
présents à la
rencontre ont annoncé qu’il
transmettraient ces informations à la
population, qu’ils seraient attentifs à la
réalité des promesses formulées
ainsi qu’aux évaluations
annoncées et qu’ils continueraient à mobiliser
pour que les dernières restrictions
au niveau des conditions de détentions
soient levées. |