Où est celui
que j’aime ?
[En musique]
Quilapayún (Chili)
Composition :
Luis Advis
Où est celui que j’aime,
Où est-il?
Par les rues est-il parti,
s’est éloigné,
Encerclé par
des chiens
De métal
Et dans des buissons
obscurs
est-il resté piégé.
Avec ses mains ouvertes,
Son
regard franc,
Avec son front serein,
S’est-il perdu.
Avec son front serein,
S’est-il perdu...
S’est pliée
Cette terre
embruinée.
La tête a baissé,
La voix
a perdu.
S’est éteinte
cette terre
de feu.
Continent et cloche
Se sont brisés.
À genoux
il est tombé
Et les vents ont
crié,
De pleurer
Se sont séchées
les eaux.
Les eaux se sont
séchées
de pleurer...
Je me demande si existe
toujours
Le sourire qu’il
offre.
Je veux voir ses gestes,
Ne répond
que le brouillard.
Je ne sais déjà pas
si je veux encore,
Je ne sais déjà pas
si je suis aveugle,
Seul le silence je sens
Et le sel de la
pierre.
Où suis-je, vers où regarde-je
Si ciel ni terre n’existent
plus?
Se sont éteintes les lumières
Et
je ne retrouve plus la trace.
Avec son
pas effacé
Par un bruit qui
brûle
Je suis restée au
milieu
D’un frémissement
sans espoir.
Où est celui que j’aime,
Où est-il ?
Où est celle
que j’ai
aimée,
Où est-elle ?
Où sont nos enfants ?
Où sont ceux que nous aimons ?
Où, où ses
yeux ?
Où, où ses yeux ?
Cours homme-cerf, cours
Avec
ses chiens te cherche le chasseur.
Cours
homme-cerf, cours !
Cours homme-cerf, cours...
Cours
homme-lièvre,
cours,
Avec ses chiens te cherche le
chasseur.
Cours homme-lièvre, cours !
Cours
homme-lièvre,
cours...
Cours homme-cerf, cours,
Ces chiens peuvent te tuer.
Fuis
de la mort !
Cache-toi sous
la terre !
Parce
que les pluies amères
Remplissent
l’air
de pleurs
La mort nous couvre le visage
Sarcasme est devenue la vie. |
|
¿Dónde
está el que
Yo quiero?
[En musique]
Quilapayún (Chile)
Composición:
Luis Advis
¿Dónde está el
que yo quiero,
Dónde está?
Se me fue
por las calles,
Se alejó,
Lo cercaron los perros
De metal
Y en zarzales oscuros
Se enredó.
Con sus manos abiertas,
Su
mirada sencilla,
Con su frente serena,
Se perdió.
Con su frente serena
Se perdió...
Esta tierra nublada
Se dobló.
Agachó la
cabeza,
Enmudeció.
Esta tierra de fuego
Se apagó.
Continente y campana,
Se quebró.
Se cayó de
rodillas
Y los vientos gritaron,
Se secaron las
aguas
Por llorar.
Se secaron las aguas
Por llorar...
Me pregunto si existe
La
sonrisa que entrega.
Me pregunto los gestos,
Me responde la
niebla.
Ya no sé si
algo quiero,
Ya no sé si
estoy ciega,
Sólo siento
el silencio
Y la sal de la piedra.
¿Dónde estoy, dónde
miro
Si no hay cielo ni tierra?
Se acallaron
las luces
Y no encuentro la huella.
Con su paso
borrado
Por un ruido que quema
Me he quedado
en el medio
De un temblor sin espera.
¿dónde está el
que yo quiero,
Dónde está?
¿Dónde está la
que quise,
Dónde está?
¿Dónde están
nuestros hijos?
¿Dónde están
los que amamos?
¿Dónde, dónde
sus ojos?
¿Dónde, dónde
sus ojos?
Corre hombre-ciervo, corre
Te busca el cazador con sus perros.
¡Corre
hombre-ciervo, corre!
Corre hombre-ciervo, corre...
Corre hombre-liebre, corre,
Te busca el cazador con sus perros.
¡corre
hombre-liebre, corre!
Corre, hombre-liebre, corre...
Corre hombre-ciervo,
corre.
Te pueden matar los perros.
¡Arráncate
de la muerte!
¡Escóndete
bajo tierra!
Porque las lluvias amargas
Llenan los aires de llanto
Muerte nos tapa la cara
Vida se ha vuelto sarcasmo. |